Accueil | Plan du site | Recherche | Commentaires | English

Introduction Qu'est-ce que l'uranium?Histoire de l'uraniumHistoire de l'extraction d'uranium au CanadaExtraction d'uranium dans le nord de la Saskatchewan Chalk RiverZEEPRéacteur NRXRéacteur NRULa premier réacteur nucléaire de puissance CanadienSlowpokeMaple IntroductionB. BrockhouseH. JohnsG. LaurenceW. B. LewisSir E. Rutherford Des atomes pour la paix et l'IAEARéacteurs CANDU dans le mondeInde et PakistanArgentine, Roumanie, Corée du Sud et ChineL'énergie nucléaire au Canada Retombées de l'industrie nucléaire sur l'économie Canadienne Oilrig
 
Le saviez-vous?

Au Canada, on transporte des matières nucléaires environ un million de fois par an.

Pour en savoir plus :
Transport des matières nucléaires

Pour avoir accès à une leçon sur le sujet :
Transport des matières nucléaires

candu_title

Depuis ses premiers balbutiements pendant la guerre jusqu’à aujourd’hui, en 2008, l’industrie nucléaire canadienne n’a cessé de se développer et elle se chiffre à 6,6 milliards de dollars annuellement et emploie plus de 30 000 travailleurs dans 150 entreprises partout au pays. Sa société d’État à vocation commerciale, Énergie atomique du Canada limitée (EACL), concepteur du réacteur CANDU (CANada Deutérium Uranium), est un centre de technologie mondial comptant plus de 5 000 travailleurs hautement qualifiés. Ce réacteur, de conception unique, qui utilise de l’uranium naturel (ou légèrement enrichi) comme combustible et de l'eau lourde (au lieu d'eau légère) comme modérateur, a été exporté dans sept pays et il fournit 14,6 % de l’électricité du Canada. Le Canada, qui possède en Saskatchewan les mines d’uranium les plus riches du monde, est le plus grand exportateur d’uranium. Chef de file et pionnier de la recherche nucléaire, le pays est aussi le plus grand exportateur mondial d’isotopes médicaux. Le bref historique qui suit rappelle les grandes étapes de la production d’énergie nucléaire au Canada.

worldwideAvant même le célèbre discours « Des atomes pour la paix » du président Eisenhower et la création de l’AIEA, les scientifiques canadiens œuvraient en vue d’exploiter le potentiel de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. En 1950, George Laurence, qui travaillait alors dans les Laboratoires de Chalk River, commença à faire valoir l’intérêt d’un réacteur de puissance canadien utilisant de l’uranium naturel et de l’eau lourde – domaines où le Canada excellait. En août 1951, W.B. Lewis des Laboratoires de Chalk River publiait officiellement l’ouvrage An Atomic Power Proposals et l’année suivante, Énergie atomique du Canada limitée (EACL) était créée. L’exploitation de l’énergie nucléaire constituait l’un des principaux éléments de son mandat. En 1954, le Nuclear Power Group était établi dans les Laboratoires de Chalk River. Les représentants des services publics d’électricité, de sociétés d’ingénieurs et de fabricants unirent leurs efforts à ceux des scientifiques d’EACL pour définir le concept fondamental d’un prototype de réacteur de puissance à eau lourde alimenté à l’uranium naturel susceptible de concurrencer les centrales au charbon.

En 1956, le Nuclear Power Group d’EACL travaille déjà à la conception préliminaire d’un prototype commercial. En 1957, il présente sa proposition de concept de tubes de force horizontaux, qui ouvre la voie à la gamme exceptionnelle de réacteurs CANDU du Canada pour les années à venir. En 1958, la Nuclear Power Plant Division (NPPD), nouvelle branche technique d’EACL, est créée à Toronto dans le but de concevoir la centrale commerciale. En juin 1959, le Cabinet fédéral autorise la construction d’un réacteur nucléaire de puissance à Douglas Point, en Ontario, et on fait l’acquisition de 2 300 acres de terrain sur la rive du lac Huron pour le projet.

Plusieurs problèmes inédits ont retardé la construction de Douglas Point, mais la mise en chantier a finalement eu lieu le 15 novembre 1966. Le réacteur a produit de l’électricité pour la première fois en janvier 1967 et il a été déclaré en pleine exploitation commerciale le 26 septembre 1968. Douglas Point a fourni 220 MW au réseau ontarien d’électricité pendant les 16 années suivantes.

Douglas Point symbolisait non seulement la maturité du programme d’énergie nucléaire canadien, mais aussi l’entrée du Canada sur le marché mondial des réacteurs de puissance. L’audace des dirigeants canadiens de l’époque déboucha sur la commande de trois réacteurs de l’étranger avant même que Douglas Point ne soit terminé, soit deux réacteurs sur le modèle de Douglas Point à construire en Inde et un au Pakistan.

DP002
Douglas Point

À l’échelle mondiale, on compte aujourd’hui 34 réacteurs CANDU ralentis à l’eau lourde (trois sont actuellement en cours de réfection – deux en Ontario et un au Nouveau-Brunswick, deux autres ont été mis à l’arrêt de façon permanente en toute sûreté en Ontario), tandis que plusieurs autres sont à l’étude. Énergie atomique du Canada limitée a réussi à vendre le réacteur CANDU à l’étranger sur un marché concurrentiel qui place le produit canadien en position favorable par rapport à d’autres filières de réacteurs de géants industriels comme General Electric et Hitachi, Westinghouse et AREVA. EACL a construit des réacteurs presque sans relâche au cours des 30 dernières années et, outre ses exportations initiales vers l’Inde et le Pakistan, l’organisme a conçu, construit et livré des réacteurs CANDU à des clients d’Argentine, de Chine, de Roumanie et de Corée du Sud.