Nouvelles et activités
Soumis au Toronto Star
Le 10 septembre 2011
Le Canada est un pays diversifié ayant des besoins énergétiques fort variés. Mais une constante se dégage : tous les Canadiens s’attendent à ce que la lumière s’allume lorsqu’ils appuient sur l’interrupteur.
En tant que pays, nous avons des décisions importantes à prendre.
Une politique énergétique efficace ne consiste pas à choisir certaines filières au détriment des autres. Il s’agit de choisir un portefeuille énergétique équilibré. Et le nucléaire constitue un facteur essentiel de cette équation.
À l’heure actuelle, le Canada tire de l’énergie nucléaire 15 % de son électricité.
La filière nucléaire constitue une source d’énergie sûre, abordable et fiable et ce que les gens oublient souvent, c’est qu’elle fait partie intégrante du portefeuille énergétique propre. Les centrales nucléaires ne rejettent pratiquement pas de gaz à effet de serre et elles ne sont responsables ni du changement climatique ni du smog.
En fait, si l’on avait recours à des centrales thermiques pour produire toute l’électricité actuellement d’origine nucléaire au Canada, les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient d’environ 90 millions de tonnes par an.
Alors que nous cherchons à combler nos besoins énergétiques en adoptant une approche proactive et pragmatique pour ne pas porter atteinte à l’environnement, les avantages de l’énergie nucléaire sont attrayants.
Les sources renouvelables comme l’énergie éolienne ou solaire ont certes leur place dans le portefeuille énergétique, mais elles ne sont pas encore en mesure de remplacer les filières plus fiables bien établies. Comme nous le savons tous, le soleil et le vent ne sont pas toujours au rendez-vous. Il serait irresponsable de s’en remettre à des sources d’énergie intermittentes.
L’infrastructure essentielle de notre pays doit reposer sur une production d’électricité uniforme et prévisible. Par ailleurs, les entreprises et les ménages ont besoin de savoir à quoi s’attendre en ce qui a trait aux coûts. Or, les centrales nucléaires produisent une quantité d’énergie constante et stable. Les abondantes réserves d’uranium du Canada garantissent la disponibilité du combustible nucléaire et une certitude à long terme quant à son prix.
Il s’agit aussi d’un gage de sûreté. Au lieu d’uranium enrichi, nos centrales consomment de l’uranium naturel, ce qui renforce grandement la sûreté à long terme car on utilise de l’eau lourde pour refroidir ce combustible.
Le secteur canadien de la production électronucléaire se démarque à l’échelle mondiale par son dossier exemplaire au chapitre de la sûreté, qui a toujours été et demeure notre priorité numéro un. Nous n’avons jamais connu d’incident grave en plus de 45 ans d’exploitation – en grande partie grâce à la conception robuste de nos réacteurs et à l’engagement inébranlable de l’industrie en faveur d’une culture de « la sûreté avant tout ». C’est cet engagement qui nous pousse à continuer de regarder au-delà de nos frontières pour mettre à profit l’expérience acquise en matière de sûreté partout dans le monde et les leçons qui en découlent, principalement au Japon après la tragédie de Fukushima, et de déterminer les aspects où il y a matière à amélioration au sein de notre industrie.
Le moment est venu de réfléchir à l’avenir énergétique du Canada. Le moment est venu d’investir dans notre avenir. Le moment est venu de réinvestir dans le nucléaire.
Consultez notre site Web (www.cna.ca) et suivez-nous dans notre blogue ainsi que sur nos pages Twitter et Facebook (en anglais seulement) pour poursuivre le débat.
La présidente et chef de la direction
de l’Association nucléaire canadienne,
Denise Carpenter